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Discours de M. Gabriel MVOGO à la Conférence parlementaire de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de l’extrémisme violent en Afrique.

« Comment les parlementaires et les jeunes ont-ils collaboré avec succès en matière de Lutte contre le terrorisme (CT) et la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent (PCVE) et quels enseignements en ont été tirés ? »

Avant tout propos, je tiens à vous présenter mes excuses, car je devais participer en présentiel à cette rencontre de haut niveau, mais nos visas sont arrivés un peu trop tard pour nous permettre de prendre notre vol hier matin, (et parlant de visa, C’est l’occasion pour moi, malgré tout, de féliciter le gouvernement Togolais pour ses avancées en matière de migration, notamment sur la dématérialisation du processus d’octroi de visa. Félicitation que nous prions La très honorable Yawa Djigbodi, Présidente de l’assemblée nationale du Togo, de transmettre au Chef de l’Etat S.E.M Faure Gnassingbé).

Pour revenir à ce qui nous réunit aujourd’hui, je voudrais au nom de l’Organisation des Jeunes pour l’Union Européenne et Africaine, remercier chaleureusement les institutions ci-après :

– Bureau des Nations Unies de Lutte Contre le Terrorisme (UNOCT),

– L’Assemblée Nationale de la République du Togo.

– L’Union Parlementaire Africaine (UPA)

– le Comité Interparlementaire du Groupe des Cinq pour le Sahel (IPC G5 Sahel)

– Le Conseil de la Choura de l’État du Qatar.

Très cher Parlementaire, l’idée de poursuivre le travail entamé l’année dernière par l’ancien président de l’UPA, le très Honorable Mohamed Ali Houmed, Président de l’assemblée nationale de Djibouti, témoigne de la bonne coordination et la pérennisation des projets de l’UPA. C’est donc à juste titre que nous adressons nos vives félicitations à la très honorable Mabel Chinomona, Présidente en exercice de l’UPA et Présidente du Senat de la République du Zimbabwe. De par sa volonté de consolider les acquis de l’UPA, qu’avec fierté, je voudrais ajouter que c’est ce modèle de gouvernance que nous souhaitons pour chacun de nos états en Afrique.

Je profite également de cette belle occasion pour féliciter Monsieur Mauro Miedico, Directeur du Bureau des Nation Unie pour la lutte contre le terrorisme, pour avoir réalisé ce projet de rencontre qui tenait tant à nos parlementaires.

A vous, Monsieur le Directeur, je vous adresse mes plus sincères remerciements pour avoir convié l’Organisation des Jeunes pour l’Union Européenne et Africaine à cette conférence.

Très honorables et distingués participants, Pour mieux répondre à la thématique de ce jour, il nous est important d’avoir un regard rétrospectif des évènements qui ont précédé les maux de notre actuelle société africaine.

En effet, dans le double contexte qui a secoué le monde vers la fin des années 2000 et à l’entame des années 2010 (à savoir – Crise économique – Printemps arabe et surtout la chute de l’ancien guide Libyen Mouammar Kadhafi), nos différents gouvernements devaient anticiper une accrue de dangers sécuritaires vers le sud du continent. Parmi ces dangers, le terrorisme devait être en pole position. Cette anticipation devait se faire sur tous les points de la gouvernance qui régit une vie sociale, culturelle et économique d’un Etat.

Malheureusement, nos Etats sont restés dans l’ancien logiciel à savoir privilégier l’approche militaire conventionnelle. Or, le danger qui a guetté et qui est entré dans nos différents pays africains, est tout sauf conventionnel. Il est asymétrique multiforme se mutant en fonction des faiblesses sociales d’un Etat ou d’une région.

Cet à ce niveau que la réponse des Etats a commencé à se coordonner avec l’ensemble des composantes de la société, et qu’aujourd’hui, les parlements africains ont une énorme légitimité à s’approprier le débat et les actions pour la lutte contre le terrorisme. Les parlementaires n’étant pas des militaires au même titre que l’orgue de terroriste n’est pas militaire, le parlement doit donc tout miser sur la prévention contre l’extrémisme violent. Ils sont les personnalités élus au suffrage universel de leur région, ce qui signifie qu’ils ont une relation plus proche avec les populations des localités par apport à l’Etat central, qui n’a pas souvent une politique circonscrite, régionale, mais plutôt nationale.

Dans cette approche régionale et communautaire, la jeunesse devient l’élément essentiel pour accompagner le message des parlementaires et des pouvoirs publics. En associant donc la jeunesse dans le travail de prévention contre l’extrémisme violant, les parlementaires doivent prendre en compte ces trois grands axes :

– La faible inclusion sociale des régions de leur pays ;

– La vulnérabilité socio-économique des populations souvent marginalisée ;

– La faible couverture du système éducatif et formation professionnelle dans les zones rurales ou défavorisées.

Aujourd’hui, seule une triple synergie des forces composées du Gouvernement – Parlementaires et élus – Jeunesse, peuvent prévenir efficacement l’extrémisme violant en Afrique. Car comme vous le savez maintenant, le terrorisme en Afrique, n’est pas un enjeu de religion comme on le voit ailleurs dans le monde, mais plutôt la manipulation des symboles religieux aux fins des motifs identitaires, économiques et sociétaux.

Pour conclure, Très honorables présidents et présidentes des parlements africains, chers participants, l’Organisation des Jeunes pour l’Union Européenne propose aux décideurs de cette conférence de haut niveau, de créer une plateforme continentale sous le nom : « Les dialogues d’actions Civilo-Parlementaire-Défense ». Celle-ci aura pour but créer une boucle interactive d’expression et d’action en réponse à la prévention de l’extrémisme violant auprès de la jeunesse africaine.

En encourageant Son Excellence Monsieur Idi Gado Boubacar pour le brillant travail qu’il fait au secrétariat général de l’UPA, Nous réaffirmons notre volonté à accompagner tous les acteurs de cette Conférence parlementaire de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de l’extrémisme violent en Afrique. Vos très Honorables, Mesdames et Monsieur, je vous prie de recevoir les remerciements des JEUNES UE-UA.

Discours de M. Gabriel MVOGO en direct à la Conférence parlementaire de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de l’extrémisme violent en Afrique – Lomé du 19 au 20 janvier 2022

GABRIEL MVOGO SAINT

Fondateur de l’Organisation des Jeunes pour l’Union Européenne et Africaine

De Paris vers Lomé, le 19 janvier 2023